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Le Yiddish est une langue juive d'origine germanique, proche de l'allemand, qui utilise du vocabulaire hébreu et slave. Il a servi de langue vernaculaire - propre à une communauté - pour les Juifs Ashkénazes d'Europe pendant près de 1000 ans, et est toujours pratiqué à l'heure actuelle.
Dans la langue, le mot même de ‘Yiddish' signifie "juif" ou "en rapport aux Juifs". C'est avec les grandes immigrations juives du 14 ème siècle, en provenance d'Europe centrale que la langue se développe, notamment en y intégrant des mots slaves.
Cependant, avec Les Lumières au 18ème siècle, le Yiddish est progressivement considéré comme une langue vulgaire. Mais avec le développement de l'Hébreu moderne, la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle reste considéré comme l'âge d'or du Yiddish.
D'illustres écrivains yiddishophones émergent - Sholem Yankev, Abramovitch Sholem Rabinovitsh et Isaac Leib Peretz pour les plus célèbres - et avec eux de remarquables ouvrages entièrement rédigés en Yiddish.
A la fin des années 1920, Staline a même créé dans une province russe une région autonome juive dont la langue officielle était le Yiddish.
Avant la Seconde guerre mondiale, on compte près de 9 millions de personnes pratiquant le Yiddish de manière courante, principalement aux Etats-Unis, en Pologne, et en URSS.
L'extermination de la quasi-totalité des Juifs ashkénazes d'Europe pendant la Shoah porte atteinte à la pratique et à la transmission du Yiddish. De plus, les années d'après guerre ont été suivies par une volonté de faire disparaître cette langue.
En URSS, entre les années 1940 à 1950, les autorités ont intensifié la répression envers les locuteurs et les intellectuels de langue yiddish. En Israël également on s'est demandé quelle place accorder au Yiddish.
David Ben Gourion et d'autres responsables israéliens ont toujours considéré cette langue comme un obstacle au développement de l'Hébreu moderne. En plus d'être une concurrente de l'Hébreu, le Yiddish reste symbole des temps du Ghetto, de l'exil, peu conforme avec la renaissance du peuple juif dans ses frontières.
Malgré cela, le Yiddish est aujourd'hui une langue bien vivante. Les spécialistes estiment à près de 3 millions les personnes ayant une ‘connaissance' de la langue. Parmi ces derniers, certains le parlent couramment, d'autres utilisent seulement quelque mots et expressions.
Le Yiddish est principalement parlé au Etats-Unis dans les communautés religieuses, notamment à Brooklyn.
Ainsi, à Kyrias Joel, une ville de 13 000 habitants de l'Etat de New-York fondée par des Juifs orthodoxes, près de 90% de la population déclare utiliser le Yiddish comme langue maternelle.
En Israël également, certains Juifs orthodoxes, pour la quasi-totalité des ashkénazes, se refusent à pratiquer l'Hébreu moderne considéré comme langue sainte, lui préférant le Yiddish. Une réalité que l'on retrouve dans des quartiers religieux de Jérusalem tel que Mea Shearim.
La ville belge d'Anvers reste l'endroit d'Europe où le Yiddish est le plus pratiqué. La communauté juive ashkénaze de France ne le pratique plus tellement, mais conserve quelques mots et expressions que l'on retrouve dans les conversations. Et pour preuve : Unzer wort, un des plus anciens journaux Yiddish à Paris, a cessé de paraitre en 1996.
Ainsi, le Yiddish n'est pas une langue d'Etat mais n'est assurément pas une langue morte. Sa transmission par la communauté qui la pratique assure, dans une certaine mesure, sa pérennité.
Reste à savoir si elle obtiendra un jour le statut de langue officielle...
source : Guysen news
On a cru à une accalmie.
- 2,5 kg de farine + 500 g pour le levain
- 100 g de levure de boulanger fraîche
- 8 oeufs
- 125 g de beurre
- 2 verre d'huile
- 600 g de sucre
- zeste et jus de 2 à 3 oranges
- zeste d'un citron
- 2 bols d'eau d'anis (faites infuser de l'anis dans 2 bols d'eau)
Préparation :
Levain : émietter la levure avec un peu d'eau tiède et 500 g de farine. Laisser monter une heure.
Pâte : faire une fontaine avec la farine, les oeufs, le beurre, l'huile le sucre et les parfums. Mélanger et incorporer le levain. Bien travailler la pâte et la pétrir à coups de poings (se fariner les mains).
Couvrir la pâte légèrement mais chaudement et la laisser monter pendant 6 à 7 h (une nuit près d'un radiateur).
Ensuite, faire des boules (5 à 6 pour 2 kg 500 de farine) et les laisser remonter pendant une heure.
Couper le dessus avec des ciseaux (en croix). Dorer au jaune d'oeuf et saupoudrer de sucre glace.
Mettre à cuire à four chaud (thermostat 7) pendant 40 mn. Ne pas ouvrir le four pendant le premier quart d'heure.
Vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau.
Paracha: Bamidbar
Entrée: 20h06
Sortie: 22h40

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