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Les manuscrits sont généralement attribués, mais sans preuve définitive, à la communauté juive dissidente des esséniens, un groupe juif dissident de l'antiquité.
La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Isaïe A, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le Livre d'Isaïe. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensembles bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle av. J.-C..
Les manuscrits bibliques hébreux de la Mer Morte sont donc de plus de mille ans antérieurs aux plus anciens textes connus jusqu'alors. Leur intérêt est donc considérable pour la science biblique.
Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939, il a dix-sept ans lorsque les nazis envahissent la Pologne. Transféré dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des allers-retours pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.
Déportation [modifier]
Plus tard sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique il n'est pas tué, et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il réussit à s'échapper de ce secteur et à retravailler dans les secteurs de réception des déportés. Il travaille alors dans un kommando chargé de trier le linge et de le charger dans les wagons. Il peut ainsi s'enfuir de Treblinka en se camouflant dans un wagon. De nuit, il se jette hors du train et traverse divers villages où il informe la population de ce qui se passe à Treblinka, mais personne ne le croit.
À son retour à Varsovie, il a la joie immense de retrouver son père, qu'il croyait mort, mais qui sera abattu devant ses yeux, quelques jours après lors de l'insurrection du ghetto. Il rejoint ensuite l'armée rouge où il finit la guerre, et marche sur Berlin le 30 avril 1945.
Après la guerre [modifier]
Après la guerre, il décide d'aller rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947.
Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe[2].
Il conquiert en 1959 l'amour de Dina, qui devient sa femme. Ils s'installent dans le sud-est de la France, non loin de Cannes.
Le 3 octobre 1970, lors de l'incendie du Tanneron, il perd sa femme et ses quatre enfants. Au bord du suicide, il reçoit un appel téléphonique anonyme, chez lui, disant : « c'est bien fait pour toi, sale juif »[1]. Après cet appel, il décide de lutter pour devenir un témoin et trouve encore une fois la force de survivre et l'écriture devient alors pour lui une thérapie. Depuis, Martin Gray s'est remarié et est père de cinq enfants. En 2001, après plus de quarante ans passés à Tanneron, Martin Gray s'installe en Belgique, à Bruxelles.
Fondation Dina Gray [modifier]
S'attachant à faire vivre le souvenir des siens, il créa la fondation Dina Gray à vocation écologique, chargé de lutter contre les incendies de forêts et pour la protection de l'Homme à travers son cadre de vie.
Président de l'Arche de la Défense [modifier]
Martin Gray a été le président de l'Arche de la Défense à Paris durant plusieurs années (1989-2001).
Controverse sur Treblinka [modifier]
Au nom de tous les miens, la biographie de Martin écrite par Max Gallo est au centre d'une polémique.
Selon Gitta Sereny[3] et Pierre Vidal-Naquet[4], la partie du récit de Gallo se déroulant à Treblinka semble romancée. Ils ont vérifié des dates, interrogé des témoins et acquis la certitude que Max Gallo avait romancé cet épisode tragique de la vie de Martin Gray et cela sans parvenir à faire la part du vécu et du fictif. Pierre Vidal-Naquet notamment ne met pas en cause Martin Gray mais la transcription de Max Gallo[5]. Les deux historiens condamnent d'une même voix le procédé de Gallo qui, en mélangeant les genres, alimente les polémiques autour de l'holocauste et le discours de négationnistes comme Robert Faurisson.
Œuvre [modifier]
Malgré une douzaine d'ouvrages publiés, Martin Gray dit ne pas se considérer lui-même comme écrivain, mais plutôt comme un témoin. « Je n'écris pas, je crie » affirme-t-il dans une interview récente[6]. Il n'est pas qu'un gardien de la mémoire : il continue de croire en un monde plus juste. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
Source: Wikipedia
En 1965, Ida termine ses études d'économie. Sa sœur, de deux ans plus jeune qu'elle, se marie et met un fils au monde quelques jours avant la mort de leur mère. Leur décision de monter en Israël a semble-t-il germé lorsque l'enfant a été victime d'insultes antisémites à l'école.
Début 1971, Ida, Helena, son mari et leur fils déposent une demande d'émigration en Israël. Helena et sa famille sont autorisés à quitter l'Union soviétique et arrivent en Israël en 1972, mais Ida se voit catégoriquement refuser le droit de quitter le pays, sous prétexte d'informations secrètes liées à son lieu de travail. A cette époque, elle était employée en tant qu'économiste par l'Institut de microbiologie de Moscou et dans ce cadre, elle s'occupait de programme économique. Il ne fut pas prouvé qu'Ida avait eu connaissance d'informations secrètes, mais selon son témoignage, elle eut entre les mains un document provenant de l'inspecteur du bureau de l'émigration disant «nous savons que vous n'avez rien appris de secret, mais il n'est pas impossible que vous ayez entendu quelque chose. C'est la raison pour laquelle une commission spéciale a décidé qu'il est préférable que vous ne soyez pas autorisée à émigrer avant 1977»
Ida est renvoyée de son poste, refuse de se soumettre à la décision des autorités et entreprend de se battre pour sa liberté et pour celle d'autres refuzniks. Durant les années qui suivront, elle s'occupera de prisonniers juifs et de leurs familles et consacrera beaucoup de temps à des rencontres avec des touristes venus du monde occidental, pour que, de retour dans leurs pays, ils exposent la situation des Juifs de Russie. Rapidement, Ida Nudel devient l'un des plus importants membres du combat sioniste. En tant que telle, elle attire l'attention du pouvoir qui fait tout pour l'intimider et la faire taire.
Ida Nudel sera plusieurs fois arrêtée par le KGB qui la traque à toute heure du jour et de la nuit, la met sous écoute et la menace de la faire interner de force dans un hôpital psychiatrique. En juin 1978, elle manifeste du balcon de son appartement, ce qui lui vaudra d'être inculpée pour conduite violente, perturbation de l'ordre et délit prémédité.
Au terme de son jugement qui se déroule à huit clos, elle est condamnée à quatre ans d'exil en Sibérie. Son verdict prononcé, elle déclara «Je suis jugée pour les sept dernières années durant lesquelles j'ai appris à me montrer fière d'être juive et chaque fois que j'ai réussi à aider une victime, j'en ai ressenti une fierté incomparable. Cela ressemble peut-être à ce qu'une femme éprouve lorsqu'elle met au monde une vie nouvelle. Aucun d'entre vous, mes juges, ne pourra trouver un châtiment capable d'effacer la victoire et la joie, que ces sept années m'ont procurées»
Durant toute la période du combat d'Ida Nudel contre le pouvoir soviétique, sa sœur Helena et son mari Arié Friedman, oeuvrèrent énergiquement pour obtenir sa libération. Peu à peu, ils réussirent à obtenir de l'aide, à rallier à leur combat de nombreux militants et ce qui débuta sous la forme d'un mouvement de protestation limité et relativement silencieux, se transforma en un mouvement médiatisé qui s'étendit jusqu'en Occident. Durant sa première année en Sibérie, elle reçut la visite d'un refuznik de Moscou qui la filma. Les images montrèrent les conditions déplorables de son internement, le froid glacial, la sous alimentation... et l'on y voit Ida levant son regard vers la caméra et disant «Si jamais vous nous oubliez, nos souffrances auront été vaines»
En 1979, la pellicule de ce film parvient en Occident et provoque la stupéfaction des spectateurs. Il soulèvera une vague de réactions au-delà des frontières et des continents, de la part de gens qui envoyèrent à Ida Nudel des milliers de lettres et de colis, de célébrités, d'acteurs, de politiciens, de milliardaires, de chefs d'états et du Pape en personne, qui prononça une prière pour son salut. De nombreuses organisations, juives et non juives, des associations de défense des Droits de l'homme, oeuvrèrent en faveur de cette femme qui était devenue le symbole du combat contre le communisme.
Après avoir passé quatre années en Sibérie, Ida Nudel fut autorisée à revenir à Moscou. Son appartement avait été confisqué et il lui fut interdit de résider dans les grandes villes. Durant six mois, elle vagabonda d'un endroit à l'autre jusqu'à ce qu'elle élise finalement domicile dans une petite ville de Moldavie, sur la frontière entre la Russie et la Roumanie, où elle fut étroitement traquée. Envers et contre tout, elle continua d'exiger de monter en Israël. Voyant qu'elle était devenue un symbole et un mythe, les Soviétiques furent tentés de se servir d'elle comme d'une carte d'échange face à l'Occident. Mais en définitive, grâce à une énorme pression internationale d'une part et au début du déclin du pouvoir communiste d'autre part, il fut ordonné de la libérer. Le 15 octobre 1987, Ida Nudel arriva enfin en Israël : «C'est le plus beau jour de ma vie. Je suis enfin chez moi, avec mon peuple, je suis très émue et je ne peux retenir mes larmes...» Le Président Hertzog déclara : «Ida Nudel est sans aucun doute l'un des symboles exemplaires de l'histoire d'Israël. Par sa personnalité et par son combat, elle concrétise le miracle du réveil juif d'Union soviétique. Le Peuple juif tout entier a suivi avec attention, avec admiration, avec estime et avec amour son combat déterminé et sans compromis pour son droit naturel humain et national à réaliser son idéal : monter en Erets Israël»
En 1990, Ida Nudel publie un livre autobiographique «La main dans l'ombre» qui aura beaucoup de succès. Ida Nudel s'est installée à Carmey Yossef, près de la famille de sa sœur. Depuis son arrivée en Israël, elle a activement participé à des activités sociales en faveur de l'intégration des nouveaux immigrants d'Union soviétique. Ida Nudel a ouvertement exprimé ses idées politiques de droite et elle a plus d'une fois émis publiquement des critiques de la situation israélienne avec la même détermination et la même droiture qui avaient particularisé son combat contre le pouvoir soviétique.
SOURCE /Arouts 7
Paracha: Bamidbar
Entrée: 20h06
Sortie: 22h40

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